{"id":3889,"date":"2017-07-17T14:16:21","date_gmt":"2017-07-17T13:16:21","guid":{"rendered":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/?page_id=3889"},"modified":"2018-03-27T16:28:24","modified_gmt":"2018-03-27T15:28:24","slug":"deambulation-1","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/en\/deambulation-1\/","title":{"rendered":"D\u00e9ambulation 1"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<strong>Catherine Fhima<\/strong><br \/>\ncatherine.fhima[at]wanadoo.fr<\/p>\n<h1>D\u00e9ambulation 1.<br \/>\nJeu de Moselle en nombres lumi\u00e8res<\/h1>\n<hr \/>\n<p>1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 2016<\/p>\n<p><em>Tout en ombre, parcelles de lumi\u00e8re dans les poches.<br \/>\nTout pr\u00e9ambule erre au Pont de la Pucelle,<br \/>\nau Sentier des Lanternes, on br\u00fble les essences,<br \/>\nle sac s\u2019ouvre et les hommes de fouille esquissent un sourire bienveillant<br \/>\nau froid, au fait, saisissement, la guirlande musicale muselle le mot<br \/>\nD\u00e9tente au d\u00e9bott\u00e9, le plein air au milieu de fagots ou de plantes indiscernables<br \/>\nr\u00e9flexion miette sur les bords des bruits des poussettes,<br \/>\nenfants d\u2019\u00e9merveillement, c\u2019est pour eux, sommes-nous envieux\u00a0?<br \/>\nt\u00e9moignage \u00e0 ne pas troubler, les pens\u00e9es seront dans l\u2019apr\u00e8s, gage de sinc\u00e9rit\u00e9<br \/>\ndes sons cristallins ou mats endorment les t\u00eates abonn\u00e9es,<br \/>\non est donc cens\u00e9 se retourner vers l\u2019enfance\u00a0? La n\u00f4tre\u00a0?<br \/>\nD\u00e9ambulation parcours vein\u00e9 d\u2019ombres et de savants carr\u00e9s de lumi\u00e8re<br \/>\nPetites phrases pour guetter une magie instant. Attente.<br \/>\nQue le flot vienne \u00e0 l\u2019effort de l\u2019exercice<br \/>\nQuand l\u2019insolence du pin d\u00e9joue le s\u00e9rieux d\u2019un r\u00e9cit flout\u00e9,<br \/>\nen d\u00e9sir d\u2019accroches, on respire, on s\u2019assagit.<\/em><\/p>\n<p><em>La nuit grimpe, les poignets mettent les cubes couleurs \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. <\/em><\/p>\n<p>Est-ce de l\u2019art ou des exp\u00e9riences de nuit\u00a0? Animations au pied des ma\u00eetres-verriers, une fiert\u00e9 de savoir-faire, histoire, l\u00e9gende, m\u00e9moire d\u00e9construite, fiert\u00e9 instructive, tout calibre est encercl\u00e9, les mythes ont un devenir photographique. On s\u2019y pr\u00eate avec le plaisir du geste familier pour tout retenir en-de\u00e7\u00e0 de notre \u0153il, une fid\u00e9lit\u00e9, on sait que rien n\u2019est naturel, nos gestes sont empreints de roses timides et se teintent de froid. Pochette surprise\u00a0?<\/p>\n<p><em>Made in Meisenthal<\/em> soudain s\u2019impose au d\u00e9tour, l\u2019endroit se cl\u00f4t. Plus qu\u2019un slogan, une banni\u00e8re, lumi\u00e8re blanche, de l\u2019avant, de l\u2019avant, une voix amus\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0on n\u2019a pas le droit de faire marche arri\u00e8re\u00a0\u00bb, l\u2019injonction r\u00e9sonance r\u00e9miniscence de la Femme de Lot. Mais on entend soudain, dans l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un baraquement, un morceau de musique, reconnaissable, identifiable fusion <em>jazzfunky travel inside<\/em>, le si\u00e8cle d\u00e9borde, basse insolite en ce lieu, elle a l\u2019ironie des festivit\u00e9s inattendues. On se surprend \u00e0 ob\u00e9ir au rythme bien connu et assimil\u00e9 des ann\u00e9es, aux imp\u00e9ratifs de l\u2019exercice opin\u00e9 au chef, attentifs aux rouages les yeux se portent vers la gauche, sur la droite, devant. Voil\u00e0 une image de pont stylis\u00e9 qui flanche. C\u2019est dr\u00f4le, enfantin. Cr\u00e9ation ou amusement de ville\u00a0? Un film assur\u00e9ment. Le dessein du parcours se pr\u00e9cise\u00a0? S\u2019instruire entre ombre opaque, froid d\u00e9cours, lucioles jaunes roses \u00e9parses\u00a0? La basse et la guitare, la batterie scande, loin cependant d\u2019<em>Earth, Wind and fire<\/em>, et alors on pense \u00e0 <em>The Headhunters<\/em>, et au mot magique <em>Watermelon Man<\/em>. La honte des associations indues se profile soudain. On se reprend.<\/p>\n<p>\u00c0 droite l\u2019eau, le fleuve en coude fa\u00e7on canal, bruit d\u2019accompagnement du pont qui se brise dans le b\u00e2timent \u00ab\u00a0son et lumi\u00e8re\u00a0\u00bb en face du regard, comme les cris d\u2019une sayn\u00e8te en ombres chinoises. Mais quand on \u00e9crit, on ne vit pas l\u2019instant\u00a0! Regrets\u00a0? Quand on photographie, on oublie ce qu\u2019on doit se dire. \u00ab\u00a0L\u2019origine des boules\u00a0\u00bb de cristal\u00a0? Mais de cristal on invente l\u2019id\u00e9e, personne n\u2019en a parl\u00e9.<\/p>\n<p><em>Afflux de questions, flot souterrain,<br \/>\nMetz comme couronne cach\u00e9e, aveugle \u00e0 ses coins\u00a0?<br \/>\nOn courtise les bords, les panneaux \u00e0 lire,<br \/>\n\u00c9vanescence du moment, l\u2019humour s\u2019inviterait en cerise propice\u00a0?<br \/>\nMontagnes, sens inverse des absurdes max frischiens, d\u00e9sir\u00e9s pourtant<br \/>\nDe propice, la lumi\u00e8re n\u2019est qu\u2019\u00e0 l\u2019ombre, persienne, par la bande du tableau <\/em><\/p>\n<p>Une synth\u00e8se pour esprits d\u00e9sirants recouvrants, doctement\u00a0: la vue sollicit\u00e9e en priorit\u00e9. Soudain, face \u00e0 cette all\u00e9gation p\u00e9remptoire, deux personnes aveugles traversent le champ de notre propre vision\u00a0; ironie douce d\u2019o\u00f9\u00a0? \u00ab\u00a0Que voient-elles\u00a0?\u00a0\u00bb La question ridicule survient mais ne d\u00e9passe pas la pens\u00e9e, la voix ne l\u2019exprimera pas mais le \u00ab\u00a0sois honn\u00eate et note-la, joueuse\u00a0\u00bb intime l\u2019ordre. Malaise\u00a0? Dans la lumi\u00e8re \u00e0 peine cristal, les sons cubes recouvrent leurs cannes blanches en h\u00e9sitation de voies qu\u2019elles cognent in\u00e9vitablement, o\u00f9 est le malaise\u00a0? La sc\u00e9nographie des lieux prises en flagrant d\u00e9lit de\u2026\u00a0? M\u00e9langes chaotiques. \u00c0 la synth\u00e8se succ\u00e8de le reflux. On se reprend. Qu\u2019est la reprise\u00a0? Un empire, une emprise. \u00ab\u00a0Tournez \u00e0 gauche, je vous prie, voil\u00e0 le sens. On ne plaisante pas avec le sens de la visite\u00a0\u00bb. On ne plaisante pas avec l\u2019instant.<\/p>\n<p><em>De l\u2019avant, de l\u2019avant. Hors texte, Chagall s\u2019invite, ha, ha, mais pourquoi\u00a0?<br \/>\nTout est-il donc fini\u00a0? Le parcours se court.<br \/>\nUn jeu\u00a0: le partage des innocences du regard. Une invitation en floraison.<br \/>\nOn garde les fragments pour eux-m\u00eames, ils agglutinent le farouche discernement<br \/>\nOn devra contenter l\u2019\u00e9criture gel\u00e9e. Les mots se miroirent, ils attendent.<\/em>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]Catherine Fhima catherine.fhima[at]wanadoo.fr D\u00e9ambulation 1. Jeu de Moselle en nombres lumi\u00e8res 1er d\u00e9cembre 2016 Tout en ombre, parcelles de lumi\u00e8re dans les poches. 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