{"id":1903,"date":"2016-09-20T12:56:45","date_gmt":"2016-09-20T11:56:45","guid":{"rendered":"http:\/\/studioreb.fr\/lde\/?p=1903"},"modified":"2016-10-12T09:27:33","modified_gmt":"2016-10-12T08:27:33","slug":"edmond-about","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/en\/edmond-about\/","title":{"rendered":"Edmond About"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 \u00e0 Dieuze le 14 f\u00e9vrier 1828, mort le 16 janvier 1885 \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Fils d\u2019\u00e9picier, Edmond About passe une partie de son enfance \u00e0 Dieuze, avant d\u2019\u00eatre retir\u00e9 du coll\u00e8ge par sa m\u00e8re qui d\u00e9cide de l\u2019envoyer au s\u00e9minaire de Pont-\u00e0-Mousson. Son esprit \u00e9veill\u00e9 et son ind\u00e9pendance lui valent cependant d\u2019en \u00eatre renvoy\u00e9. Il part alors en pension \u00e0 Paris. Lyc\u00e9en brillant, il remporte le prix d\u2019honneur de philosophie au concours g\u00e9n\u00e9ral et d\u00e9cide de poursuivre ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00e9cole normale sup\u00e9rieure pour y obtenir une agr\u00e9gation de lettres en 1851. Malgr\u00e9 tout, il n\u2019envisage pas de devenir professeur et d\u00e9cide de s\u00e9journer en Gr\u00e8ve apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 re\u00e7u \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019Ath\u00e8nes, o\u00f9 il rencontre le peintre Paul Alfred de Curzon et l\u2019architecte Charles Garnier. De ce s\u00e9jour, il fera paraitre\u00a0<em>La Gr\u00e8ce Contemporaine<\/em>\u00a0en 1854 qui connait un franc succ\u00e8s. Il n\u2019en fallait pas plus pour le d\u00e9cider \u00e0 vivre de sa plume.<\/p>\n<p>Journaliste et \u00e9crivain, il m\u00e8ne une vie mondaine et r\u00e9alise divers nouvelles, romans et pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre. Fondamentalement anticl\u00e9rical, il se fait connaitre comme pol\u00e9miste et en est m\u00eame provoqu\u00e9 en duel. Il est aussi critique d\u2019art, tr\u00e8s attir\u00e9 par les r\u00e9alisations des peintres avant-gardistes.<\/p>\n<p>Il est nomm\u00e9 Chevalier de la L\u00e9gion d\u2019honneur en 1858.<\/p>\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, il installe sa m\u00e8re et sa s\u0153ur dans une maison dont il a fait l\u2019acquisition \u00e0 Saverne. Il y passe toutes ses vacances en compagnie de ses amis mais l\u2019annexion de l\u2019Alsace et la Moselle durant la guerre de 1870 l\u2019en \u00e9loigne et il passera le reste de sa vie en r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n<p>Il devient r\u00e9dacteur en chef du journal d\u2019opinion\u00a0<em>Le XIX<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0si\u00e8cle en 1871<\/em>.<\/p>\n<p>\u00c9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise en 1884, il d\u00e9c\u00e8de un an plus tard et n\u2019aura malheureusement jamais eu l\u2019occasion de prononcer son discours d\u2019intronisation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Bibliographie s\u00e9lective<\/strong><\/h2>\n<h3>Romans<\/h3>\n<p><em>La Gr\u00e8ce contemporaine<\/em> (1855)<\/p>\n<p><em>Les Mariages de Paris<\/em> (1856)<\/p>\n<p><em>Le Roi des montagnes<\/em> (1857)<\/p>\n<p><em>L&#8217;Homme \u00e0 l&#8217;oreille cass\u00e9e<\/em> (1862)<\/p>\n<p><em>Le Cas de M. Gu\u00e9rin<\/em> (1862)<\/p>\n<p><em>ABC du travailleur<\/em> (1868)<\/p>\n<p><em>Le Roman d&#8217;un brave homme<\/em> (1880)<\/p>\n<h3><strong>Th\u00e9\u00e2tre<\/strong><\/h3>\n<p><em>Guillery<\/em> (1856)<\/p>\n<p><em>Risette : ou les Millions de la mansarde<\/em> (1859)<\/p>\n<p><em>Un mariage de Paris<\/em> (1861)<\/p>\n<p><em>L&#8217;Assassin<\/em> (1882)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Citation\u00a0:<\/strong><\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Pour peu que la promenade s\u2019allonge, nous tombons sur Andlau et le Spesbourg. Ces jours derniers, Bartholdy, le statuaire de Colmar, nous a entra\u00een\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 sa ville natale, et, sous pr\u00e9texte de nous montrer le lac noir et le lac blanc, deux volcans \u00e9teints, il nous a fait compter une demi-douzaine de monuments h\u00e9ro\u00efques, dont l\u2019un, le haut K\u0153nigsbourg, est moins un ch\u00e2teau qu\u2019une cit\u00e9 f\u00e9odale. Il faut avoir travers\u00e9 cette r\u00e9gion des Vosges alsaciennes pour se faire une id\u00e9e de ses richesses arch\u00e9ologiques. Pas un bourg, pas un village o\u00f9 l\u2019on ne rencontre cinq ou six monuments du moyen \u00e2ge ou de la Renaissance.<\/em><br \/>\n<em>En dix minutes de s\u00e9jour dans la petite cit\u00e9 d\u2019Obernai, j\u2019ai vu un h\u00f4tel de ville admirable, une fontaine f\u00e9erique et un bahut italien qui est un monument, en son genre. Les voyageurs ont raison d\u2019admirer Strasbourg ; mais Colmar, qu\u2019on oublie, est peut-\u00eatre plus int\u00e9ressant. Un \u00e9picier nomm\u00e9 Pfister habite, apr\u00e8s Charles-Quint, une maison du seizi\u00e8me si\u00e8cle qui m\u00e9riterait huit jours d\u2019\u00e9tudes assidues. Non-seulement il l\u2019habite, cet honn\u00eate homme, mais il l\u2019entretient, la r\u00e9pare et la restaure avec intelligence dans le plus pur style du temps. Toute cette face des Vosges qui regarde le Rhin, depuis Colmar jusqu\u2019\u00e0 Saverne, est une fourmili\u00e8re de belles choses, merveilles de la nature et chefs-d\u2019\u0153uvre de l\u2019art.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>Source\u00a0: Causeries, Paris, 1865<br \/>\n<\/em><em>En ligne sur Gallica\u00a0:\u00a0<a href=\"http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k255739k\">http:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k255739k<\/a><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 \u00e0 Dieuze le 14 f\u00e9vrier 1828, mort le 16 janvier 1885 \u00e0 Paris. 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