{"id":2001,"date":"2016-09-20T13:17:06","date_gmt":"2016-09-20T12:17:06","guid":{"rendered":"http:\/\/studioreb.fr\/lde\/?p=2001"},"modified":"2016-10-11T19:48:32","modified_gmt":"2016-10-11T18:48:32","slug":"francoise-de-graffigny","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/francoise-de-graffigny\/","title":{"rendered":"Fran\u00e7oise de Graffigny"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9e le 11 f\u00e9vrier 1695 \u00e0 Nancy, morte le 12 d\u00e9cembre 1758 \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Fille d\u2019un officier militaire, Fran\u00e7oise d\u2019Issembourg du Buisson d\u2019Happoncourt re\u00e7oit l\u2019\u00e9ducation d\u2019une femme de son rang. Elle se marie tr\u00e8s t\u00f4t, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de seize ans sur la d\u00e9cision de son p\u00e8re qui pense qu\u2019un mariage est plus avantageux pour la famille qu\u2019une vie dans les ordres.<\/p>\n<p>Le mari, \u00e9galement choisi par son p\u00e8re, est Fran\u00e7ois Huguet de Graffigny, officier au service du Duc de Lorraine. Au lendemain de son mariage, elle s\u2019installe avec son \u00e9poux dans une demeure h\u00e9rit\u00e9e de sa m\u00e8re, Marguerite Christine Callot. Son mariage est un calvaire, Fran\u00e7ois Huguet de Graffigny est violent et attir\u00e9 par le jeu et l\u2019alcool. Elle quitte le ch\u00e2teau en 1918 pour lui \u00e9chapper et entre dans la cour de Lun\u00e9ville o\u00f9 elle rencontre notamment Voltaire et Emilie du Ch\u00e2telet. Elle s\u00e9journe\u00a0r\u00e9guli\u00e8rement en leur compagnie au ch\u00e2teau de Cirey et s\u2019y installe d\u00e9finitivement en 1738 en raison de probl\u00e8mes financiers. Cependant un incident avec Voltaire, qui l\u2019accuse d\u2019avoir vol\u00e9 l\u2019une de ses \u0153uvres, l\u2019oblige \u00e0 quitter le domaine.<\/p>\n<p>Elle se rend\u00a0\u00e0 Paris dans l\u2019h\u00f4tel de son amie la Duchesse Elisabeth de Richelieu. Elle y fait la connaissance de gens de lettres et rejoint la Soci\u00e9t\u00e9 du bout du banc qui r\u00e9unit des personnalit\u00e9s telles que Rousseau, Diderot ou Marivaux et o\u00f9 elle s\u2019adonne \u00e0 des lectures de groupe. A la mort de la duchesse de Richelieu, sa situation financi\u00e8re s\u2019aggrave et elle d\u00e9cide de vivre de sa plume.<\/p>\n<p>Son roman le plus c\u00e9l\u00e8bre est certainement les\u00a0<em>Lettres d\u2019une P\u00e9ruvienne<\/em>\u00a0qui jouit d\u2019un v\u00e9ritable succ\u00e8s d\u00e8s sa parution en 1747. Elle est aussi l\u2019auteure d\u2019une volumineuse correspondance entre elle et le po\u00e8te Fran\u00e7ois-Antoine Devaux qui s\u2019\u00e9tale sur une p\u00e9riode de 25 ans. Elle a \u00e9galement \u00e9crit deux pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre. La premi\u00e8re,\u00a0<em>C\u00e9nie<\/em>, est un succ\u00e8s tandis que la seconde, La Fille d\u2019Aristide, est un \u00e9chec duquel elle n\u2019arrive pas \u00e0 se remettre. Elle d\u00e9c\u00e8de huit mois plus tard, le 12 d\u00e9cembre 1758.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Bibliographie<\/strong><\/h2>\n<h3><strong>Romans<\/strong><\/h3>\n<p><em>Nouvelle espagnole<\/em> (1745)<\/p>\n<p><em>Recueil des messieurs<\/em> (1745)<\/p>\n<p><em>Le Fils l\u00e9gitime<\/em> (1746)<\/p>\n<p><em>La Fi\u00e8vre d\u2019Azor<\/em> (1746)<\/p>\n<p><em>Lettres d\u2019une P\u00e9ruvienne<\/em> (1747)<\/p>\n<p><em>Correspondance<\/em> (1738-1758)<\/p>\n<h3><strong>Th\u00e9\u00e2tre<\/strong><\/h3>\n<p><em>C\u00e9nie<\/em> (1750)<\/p>\n<p><em>La Fille d\u2019Aristide<\/em> (1758)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Citation<\/h2>\n<p><em>\u00ab\u00a0Je suis enfin arriv\u00e9 \u00e0 cette Terre, l\u2019objet de mes d\u00e9sirs mon cher Aza\u00a0; mais je n\u2019y vois encore rien qui m\u2019annonce le bonheur que je m\u2019en \u00e9tois promis. Tout ce qui s\u2019offre \u00e0 mes yeux me frappe, me surprend, m\u2019\u00e9tonne, &amp; ne me laisse aucune impression vague\u00a0: une perplexit\u00e9 stupide, dont je ne cherche m\u00eame pas \u00e0 me d\u00e9livrer\u00a0; mes erreurs r\u00e9priment mes jugements, je demeure incertaine, je doute presque de ce que je vois.<\/em><\/p>\n<p><em>A peine \u00e9tions-nous sortis de la maison flotante, que nous sommes entr\u00e9es dans une Ville b\u00e2tie sur le rivage de la Mer. Le Peuple qui nous suivoit en foule, me paro\u00eet \u00eatre de la m\u00eame Nation que le Cacique, &amp; les maisons n\u2019ont aucune ressemblance avec celles des Ville du Soleil. Si celles-l\u00e0 les surpassent en beaut\u00e9 par la richesse de leurs Ornemens, celles-ci font au-dessus par les prodiges dont elles sont remplies.<\/em><\/p>\n<p><em>En entrant dans la chambre o\u00f9 D\u00e9terville m\u2019a log\u00e9e, mon oceur \u00e0 tressailli\u00a0; j\u2019ai v\u00fb dans l\u2019enfoncement une jeune personne habill\u00e9e comme une Vierge du Soleil\u00a0; j\u2019ai couru \u00e0 elle \u00e0 bras ouverts. Quelle surprise, mon cher Aza, quelle surprise extr\u00eame, de ne trouver qu\u2019une r\u00e9sistance impr\u00e9n\u00e9trable, o\u00f9 je voyois une figure humaine se mouvoir dans une espace fort \u00e9tendu.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Source : Lettres d&#8217;une p\u00e9ruvienne, 1747<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9e le 11 f\u00e9vrier 1695 \u00e0 Nancy, morte le 12 d\u00e9cembre 1758 \u00e0 Paris. Fille d\u2019un officier militaire, Fran\u00e7oise d\u2019Issembourg du Buisson d\u2019Happoncourt re\u00e7oit l\u2019\u00e9ducation d\u2019une femme<\/p>\n<p> <a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/francoise-de-graffigny\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-2001","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2001","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2001"}],"version-history":[{"count":6,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2001\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3478,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2001\/revisions\/3478"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2001"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2001"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/es\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2001"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}