{"id":1909,"date":"2016-09-20T12:58:36","date_gmt":"2016-09-20T11:58:36","guid":{"rendered":"http:\/\/studioreb.fr\/lde\/?p=1909"},"modified":"2016-10-12T09:25:53","modified_gmt":"2016-10-12T08:25:53","slug":"maurice-barres","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/maurice-barres\/","title":{"rendered":"Maurice Barr\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 \u00e0 Charmes le 17 ao\u00fbt 1862, mort \u00e0 Neuilly-sur-Seine le 4 d\u00e9cembre 1923.<\/p>\n<p>Il r\u00e9alise sa scolarit\u00e9 \u00e0 Nancy, d\u2019abord comme pensionnaire au coll\u00e8ge de La Malgrange puis au lyc\u00e9e de Nancy. Il garde de ces ann\u00e9es un souvenir douloureux. Ses camarades le surnomment le corbeau en raison de la couleur de sa chevelure et de son go\u00fbt pour la solitude. Il y fait la rencontre d\u00e9terminante de Stanislas de Guaita avec lequel il partage une chambre en 1879 et passe son temps \u00e0 lire. Ce dernier lui fait d\u00e9couvrir\u00a0<em>Salammb\u00f4<\/em>,\u00a0<em>Les Fleurs du Mal<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Les \u00c9maux et Cam\u00e9es<\/em>.<\/p>\n<p>Il d\u00e9bute une ann\u00e9e de droit \u00e0 la facult\u00e9 de Nancy et se met \u00e0 publier des articles. Sa premi\u00e8re publication soutient la candidature de Paul de Saint-Victor \u00e0 l\u2019acad\u00e9mie fran\u00e7aise. Ses talents sont rapidement remarqu\u00e9s et il part pour Paris en 1883. Apr\u00e8s avoir essuy\u00e9 plusieurs refus d\u2019\u00e9diteurs, il d\u00e9cide de cr\u00e9er sa propre revue nomm\u00e9e\u00a0<em>Les Taches d\u2019Encre<\/em>. N\u2019ayant pas obtenu un grand succ\u00e8s, il continue de fournir des articles \u00e0 diff\u00e9rentes revues.<\/p>\n<p>En 1887, il se rend en Italie pour des raisons de sant\u00e9 et d\u00e9bute l\u2019\u00e9criture de\u00a0<em>Sous L\u2019\u0153il des Barbares<\/em>, premier roman de sa trilogie\u00a0<em>Le Culte du Moi<\/em>. De retour \u00e0 Paris, il trouve un \u00e9diteur et publie fin 1887. Les deux autres romans de cette trilogie, Un Homme Libre et Le Jardin de B\u00e9r\u00e9nice sont respectivement publi\u00e9s en 1889 et 1891.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 sa carri\u00e8re d\u2019auteur, il se lance dans la politique et est \u00e9lu d\u00e9put\u00e9 de Nancy en 1889 puis d\u00e9put\u00e9 de Paris en 1906.<\/p>\n<p>Le 18\u00a0janvier 1906, il entre \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise suite \u00e0 la mort du po\u00e8te Jos\u00e9-Marie de Heredia.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong>Bibliographie s\u00e9lective<\/strong><\/h2>\n<h3><strong>Romans<\/strong><\/h3>\n<p><em>Le Culte du Moi, tome 1, Sous l\u2019\u0153il des barbares<\/em> (1888)<\/p>\n<p><em>Le Culte du Moi, tome 2, Un homme libre<\/em> (1889)<\/p>\n<p><em>Le Culte du Moi, tome 3, Le Jardin de B\u00e9r\u00e9nice<\/em> (1891)<\/p>\n<p><em>L\u2019Ennemi des lois<\/em> (1893)<\/p>\n<p><em>La Colline inspir\u00e9e<\/em> (1913)<\/p>\n<p><em>Huit jours chez M. Renan<\/em> (1913)<\/p>\n<p><em>Le Myst\u00e8re en pleine lumi\u00e8re<\/em> (1926)<\/p>\n<h3><strong>Ouvrages politiques<\/strong><\/h3>\n<p><em>Sc\u00e8nes et Doctrines du nationalisme<\/em> (1902)<\/p>\n<p><em>Ce que j\u2019ai vu \u00e0 Rennes<\/em> (1904)<\/p>\n<p><em>La Grande piti\u00e9 des \u00e9glises de France<\/em> (1914)<\/p>\n<p><em>Les Diverses familles spirituelles de la France<\/em> (1917)<\/p>\n<p><em>Souvenirs d\u2019un officier de la Grande arm\u00e9e<\/em> (1923)<\/p>\n<h3><strong>Cahiers personnels<\/strong><\/h3>\n<p><em>Mes Cahiers, 11 volumes\u00a0(de 1896 \u00e0 1918)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Citation<\/h2>\n<p><em>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de ville qui se fasse mieux aimer que Metz. Un Messin fran\u00e7ais \u00e0 qui l\u2019on rappelle sa cath\u00e9drale, l\u2019Esplanade, les rues \u00e9troites aux noms familiers, la Moselle au pied des remparts et les villages diss\u00e9min\u00e9s sur les collines, s\u2019attendrit.\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Et pourtant ces gens de Metz sont de vieux civilis\u00e9s, mod\u00e9r\u00e9s, nuanc\u00e9s, jaloux de cacher leur puissance d\u2019enthousiasme. Un passant ne s\u2019explique pas cette \u00e9motion en faveur d\u2019une ville de guerre, o\u00f9 il n\u2019a vu qu\u2019une belle cath\u00e9drale et des vestiges du dix-huiti\u00e8me si\u00e8cle, aupr\u00e8s d\u2019une rivi\u00e8re agr\u00e9able. Mais il faut comprendre que Metz ne vise pas \u00e0 plaire aux sens ; elle s\u00e9duit d\u2019une mani\u00e8re plus profonde : c\u2019est une ville pour l\u2019\u00e2me, pour la vieille \u00e2me fran\u00e7aise, militaire et rurale.<\/em><\/p>\n<p><em>Les statues de Fabert et de Ney, que sont venues rejoindre celles de Guillaume Ier et de Fr\u00e9d\u00e9ric-Charles, \u00e9taient entour\u00e9es du prestige qu\u2019on accorde aux pierres tut\u00e9laires. On se montrait les h\u00e9ros des grandes guerres sur les places o\u00f9 les officiers allemands exercent aujourd\u2019hui leurs recrues. Les \u00e9difices civils gardent encore la marque des ing\u00e9nieurs de notre arm\u00e9e ; c\u2019est partout droiture et simplicit\u00e9, nettet\u00e9 des frontons sculpt\u00e9s, aspect rectiligne de l\u2019ensemble. D\u2019un bord \u00e0 l\u2019autre de la place Royale, le palais de justice s\u2019accorde fraternellement avec la caserne du g\u00e9nie ; les maisons bourgeoises, elles-m\u00eames, se rangent \u00e0 l\u2019alignement, et, sous les arcades de la place Saint-Louis, on croit sentir une discipline.<\/em><\/p>\n<p><em>Cet esprit s\u2019\u00e9tend sur la douce vall\u00e9e mosellane. Depuis l\u2019Esplanade, on devine sous un ciel nuageux douze villages vignerons, baign\u00e9s ou mir\u00e9s dans la Moselle, et qui nous caressent, comme elle, par la douceur mouill\u00e9e de leurs noms : Scy, qui donne le premier de nos vins ; Roz\u00e9rieulles, o\u00f9 chaque maison poss\u00e8de sa vigne ; Woippy, le pays des fraises ; Lorry, que ses mirabelles enrichissent ; tous charg\u00e9s d\u2019arbres \u00e0 fruits qui semblent les abriter et les aimer. Mais les collines o\u00f9 ils s\u2019\u00e9tagent ont leurs t\u00eates aplanies : c\u2019est qu\u2019elles sont devenues les forts de Plappeville, de Saint-Quentin, de Saint-Blaise et de Sommy.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Source : Colette Boudoche, Histoire d&#8217;une jeune fille de Metz, Paris, 1909.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 \u00e0 Charmes le 17 ao\u00fbt 1862, mort \u00e0 Neuilly-sur-Seine le 4 d\u00e9cembre 1923. Il r\u00e9alise sa scolarit\u00e9 \u00e0 Nancy, d\u2019abord comme pensionnaire au coll\u00e8ge de La<\/p>\n<p> <a class=\"more-link\" href=\"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/maurice-barres\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-1909","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecrivains"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1909","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1909"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1909\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3534,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1909\/revisions\/3534"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1909"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1909"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/lalorrainedesecrivains.univ-lorraine.fr\/it\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1909"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}