Prix littéraires

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Le prix Imaginales
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Créé en mai 2002 à l’initiative de la Ville d’Epinal, le prix Les Imaginales est un prix doté de 1 000 euros pour chacune des six catégories primées (voir infra).
La remise du prix se fait début mai, afin de pouvoir, dans la mesure du possible, accueillir les auteurs récompensés aux Imaginales à Epinal (le dernier week-end de mai).
Il s’agit du premier prix exclusivement consacré à la fantasy en France. Il récompense les meilleures œuvres de fantasy de six catégories:

  • roman francophone
  • roman étranger (traduit)
  • illustration
  • jeunesse
  • nouvelle
  • prix spécial

En outre, quatre prix de lecteurs sont attribués chaque année par une trentaine de classes de primaires, collèges et lycées de toute la région.

  • Prix des lycéens (depuis 2005) ;
  • Prix des collégiens (depuis 2009) ;
  • Prix des écoliers (depuis 2015) ;
  • Prix Cadet Roussel

 

Le jury est composé de journalistes, critiques et spécialistes.

Le prix Imaginales des lycéens
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Créé par Véronique Bart, professeur de lettres modernes au lycée Louis Lapicque d’Epinal, le prix Imaginales des lycéens existe depuis 2005. Le prix est remis par la ville d’Epinal et le Conseil régional de Loraine lors du festival les Imaginales le dernier week-end de mai.

Il est soutenu par la DRAC, le CNL, le Centre Régional du Livre et de la Région Lorraine.

Une trentaine de lycées y participent, répartis sur les quatre départements de la région Lorraine. En 2015, environ 600 élèves étaient concernés. Les genres concernés et mis au concours sont la fantasy, le fantastique et l’anticipation. Ce sont des romans récents, disponibles en librairie, en édition originale ou en réédition poche.

Voici les étapes du concours :

1) sélection d’ouvrages effectuée sur proposition des professeurs et examinée par un groupe de travail (professeurs, documentalistes, bibliothécaires, acteurs culturels, direction du Festival)

2) liste de cinq titres en septembre

3) début novembre : lancement du Prix en présence de la presse dans les lycées.

4) de novembre à fin mars : les élèves lisent les 5 livres

5) fin mars : chaque élève vote pour son auteur préféré (2 finalistes)

6) mi-avril : délibération du jury constitué de représentants élèves de chaque établissement

7) fin mai : remise du Prix lors du Festival

Voici les lauréats de ces trois dernières années :

2016 : Paul BEORN, Le Septième Guerrier-Mage (Bragelonne)

2015 : Fabien CERUTTI, Le Batard de Kosigan (Mnémos)

2014 : Loïc HENRY, Loar (Griffe d’Encre, réédition Folio SF)

Ce prix contribue au rayonnement des littératures de l’imaginaire au niveau régional, dans la sphère des lycées, celle des bibliothèques et, plus largement, dans la vie locale. Le lauréat sera fortement mis en valeur pendant tout le festival.

Au-delà du partage entre jeunes et professeurs, le but de ce prix est de faire lire les lycéens, faire en sorte qu’ils développent une réflexion sur le monde. Il leur permet aussi de travailler leur argumentation en classe et de développer leurs compétences à l’écrit comme à l’oral.

Grand prix du livre d’architecture
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Prix institué par la ville de Briey à l’occasion de la première édition d’Impressions d’Architecture en 1992. Il est l’un des deux seuls prix récompensant le livre d’architecture en France et dans le monde francophone d’une manière générale. Le prix est remis tous les deux ans entre octobre et novembre. Doté d’un montant de 1000 euros, le prix permet de promouvoir les livres sur l’architecture et bénéficie d’une envergure internationale. L’ouvrage primé apparaît notamment dans les revues spécialisées du champ disciplinaire.

Les membres du jury sont : Enrico LUNGHI, directeur du Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean du Luxembourg, Christian BAUER, architecte, président d’honneur de la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie du LuxembourgMichel HUET, avocat au barreau de Paris, membre de l’Académie d’ArchitectureMartin CHENOT, directeur de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de BordeauxJean Luc BREDEL, Président de l’Association Europe Culture Citoyenneté

 

source : http://www.grandprixdulivredarchitecture.eu/index.htm

Prix Amerigo Vespucci
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Créé en 1990 lors du premier Festival international de géographie (FIG), le prix Amerigo Vespucci récompense les ouvrages de fiction ou de création dédiés à l’aventure, aux voyages, aux terres lointaines. Le lauréat se voit remettre un prix d’un montant de 2300 à 2500 euros au mois d’octobre. Le festival où est remis le prix jouit d’une très bonne réputation à l’échelle mondiale dans la communauté des géographes, les prix sont donc considérés comme prestigieux
Le jury est composé de professionnels du livre et de la lecture, ainsi que des journalistes. Notons qu’il se réserve le droit de na pas décerner de prix.
Deux autres prix sont rattachés au prix Amerigo Vespucci : le prix Amerigo Vespucci Jeunesse et le prix BD géographie.
En 2016, le prix a été remis à Doan Bui pour Le silence de mon père, paru aux éditions L’Iconoclaste.
Le prix Amerigo Vespucci jeunesse a quant à lui été remis pour A la découverte de la grotte Chauvet-Pont d’Arc, écrit par Sébastien Gayet et illustré par Julien Billaudeau, aux éditions Acte Sud Junior.

source : http://www.ecrivosges.com/prixconcours/amerigovespucci.php
http://www.fig.saint-die-des-vosges.fr/litterature/prix-amerigo-vespucci
http://www.prix-litteraires.net/prix/85,prix-amerigo-vespucci.html

Prix Emile Moselly
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Le prix Emile Moselly a été créé en 1949 en l’honneur d’Émile Chenin, dit Moselly, professeur agrégé de lettres, qui fit ses études au collège de Toul et obtint le Prix Goncourt pour son livre Terres Lorraines en 1907.
Ce prix récompense, chaque année, l’auteur de la meilleure nouvelle d’inspiration lorraine. Il est remis au mois de novembre à Toul (Meurthe-et-Moselle). La récompense, remise pas la mairie de Toul, s’élève à 500 euros. Le lauréat se voit également décerner un diplôme original.
Notons qu’il n’y a qu’un seul lauréat et que si le jury ne trouve pas la qualité attendue dans les textes remis, le prix n’est pas décerné. Enfin, le jury se réserve le droit de publier l’œuvre primée dans la revue « Études Touloises » et sur le site www.etudes-touloises.fr.

Les lauréats de ces trois dernières années sont :

2016 – Dominique HAZAEL-MASSIEUX, Similmodo
2015 – Valérie LAPLANCHE, Lorsque fleurissent les pierres
2014 – Philippe PIOT, Les obsèques d’Anatole Lutrin

Les partenaires de ce prix sont le Cercle d’Études Locales du Toulois, sa revue Études Touloises et la ville de Toul.

Prix Erckmann-Chatrian
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Surnommé le « Goncourt lorrain », le prix Erckmann-Chatrian est sans nul doute le prix lorrain le plus (re)connu, bénéficiant d’une renommée nationale.
Il fut créé en 1925 en l’honneur du duo littéraire formé par les écrivains lorrains Emile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890).
Constituant l’un des plus anciens prix littéraires français, le prix Erckmann-Chatrian récompense une œuvre en prose écrite par un Lorrain ou concernant la Lorraine. (Roman, contes, nouvelles, etc.). Le jury est composé de personnalités littéraires des quatre départements lorrains.

Les lauréats de ces trois dernières années sont :
2014 – Nicolas MATHIEU, Aux animaux la guerre (Actes Sud)
2015 – Hélène GESTERN, Portrait d’après blessure (Arléa)
2016 – Michel LOUYOT, Un chouan lorrain (Editions des Paraiges)

Pour être éligible à ce prix, l’auteur doit être d’origine lorraine ou résider dans l’un des départements lorrains (Moselle, Meurthe et Moselle, Meuse, Vosges) ou non lorrain et traiter d’un sujet patrimonial lorrain ou dont l’action se situe – ou évoque – la Lorraine. La récompense s’élève à 2000 euros. Le prix est attribué en novembre, à l’hôtel de ville de Metz et remis publiquement au cours d’une cérémonie officielle.

Notons que deux autres prix sont rattachés au prix Erckmann-Chatrian : le Bourse Histoire et la Bourse Lorrain (Bourse de la monographie). Ils sont décernés dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités.
Les partenaires de ce prix sont nombreux : les libraires indépendants de Lorraine, la Région Lorraine, le ministère de la Culture – DRAC Lorraine, la ville de Metz, la ville de Nancy, la ville d’Épinal, la ville de Saint-Dié-des-Vosges, la ville de Bar-le-Duc, l’Université de Lorraine, le festival Passages, le festival Littérature & Journalisme et

 Prix de la Feuille d’Or
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Créé dans les années 1990, ce prix récompense un écrivain lorrain dont le roman va marquer nationalement la rentrée littéraire. Il peut couronner aussi l’auteur d’un ouvrage parlant de la Lorraine et paraissant à cette même période.
Le prix est remis au moment du salon du livre nancéien Le Livre sur la Place qui a lieu chaque année, en septembre, au moment de la rentrée littéraire.
Le jury est composé d’historiens, de journalistes (notamment de la station France Bleu Sud Lorraine), de représentants de la Ville de Nancy – dont la Commissaire générale du Livre sur la Place – et du lauréat de l’année passée.
Peuvent participer à ce prix, les auteurs dont les ouvrages paraissent entre le 1er juillet de l’année passée et le 30 juin de l’année en cours.

Les lauréats de ces dernières années sont :
• 2016 : Hélène GESTERN, “L’odeur de la forêt” (Arlea)
• 2015 : Carole MARTINEZ, « La terre qui penche » (Gallimard)
• 2014 : Benoît DUTEURTRE, « L’ordinateur du paradis » (Gallimard)
• 2013 : Xavier BROUET et Richard SOURGNES, « La Lorraine pour les nuls » (First)

La récompense s’élève à 1000 euros. Le lauréat se voit également remettre une feuille d’or des métalliers lorrains (exemplaire unique).

Prix Jean D’Heurs du roman historique
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C’est un prix qui récompense les romans historiques en langue française d’auteurs contemporains depuis 1987. Il est remis à Verdun (Meuse) début novembre au Centre mondial de la paix à Verdun dans le cadre du Salon du livre d’histoire.
Le jury est présidé par le lauréat précédent et composé d’élus, de journalistes, de responsables de bibliothèques et de diverses personnalités.
Le jury lit une centaine de romans historiques publiés entre juin et mai et sélectionne trois titres pour le Jury d’Honneur. La récompense s’élève à 3 000 euros.

Voici quelques-uns des derniers lauréats :
2015 – Eugène EBODE, Souveraine Magnifique (Gallimard)
2014 – Valentine GOBY, Kinderzimmer (Actes Sud)
2013 – François-Henru DESERALE, Tu montreras ma tête au peuple (Gallimard)

Les partenaires de ce prix sont l’association Connaissance de la Meuse, 18 bibliothèques meusiennes.

Prix Marguerite Puhl Demange
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Ce prix doté dont la récompense s’élève à 4 000 euros est composé d’un jury de lecteurs recruté sur l’ensemble du territoire mosellan. Il fut créé en l’honneur de Marguerite Puhl-Demange, présidente-directrice-générale du Républicain Lorrain et fondatrice de L’Été du Livre, devenu le festival Le Livre à Metz – Littérature & Journalisme. Il a pour objectif de récompenser tant la qualité de l’écriture, la recherche de style que la musicalité ou l’appel à l’évasion et concerne à la fois les romans, essais et biographies. Plusieurs ouvrages sont retenus par des professionnels (critiques, libraires, bibliothécaires) pour entrer en compétition.

Ils sont ensuite soumis à cinq jurés éliminatoires et décentralisés, composés d’amateurs de lecture de la région messine, qui sélectionnent chacun un livre. Un jury final se réunit enfin pour attribuer le prix parmi les finalistes.

Le prix est remis lors du salon du livre de Metz au mois d’avril.

Les lauréats de ces trois dernières années sont :
2016 – Amélie de BOURBON DE PARME, Le secret de l’empereur (Gallimard)
2015 – Joy SOMAN, La peau de l’ours (Gallimard)
2014 – Philippe JAENADA, Sulak (Julliard)

Prix de la Nouvelle des Lycéens Lorrains
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Créé en 1988 par l’écrivain Roger BICHELBERGER, professeur de lettres au lycée Jean-Moulin de Forbach, ce prix vise à encourager et valoriser la création littéraire auprès des jeunes. Il s’agit d’un prix très dynamique avec une participation en hausse constante.

Le Prix de la Nouvelle des lycéens est ouvert à tous les élèves des lycées lorrains (classes post-bac comprises). En 2016, 164 écrivains en herbe issus de 38 lycées y participent. L’objectif, pour décrocher le premier prix, est une création littéraire originale de 3 à 12 pages. À la clé : la publication de leur nouvelle dans une revue lorraine et bon d’achat de livres d’une valeur de 1 000 € (les 2ème et 3ème prix recevant respectivement des prix de 600 € et 300 €).
Le jury se compose d’une dizaine de membres, dont 8 personnalités du monde littéraire. Après délibérations, il présélectionne 20 nouvelles, dont les auteurs seront tous récompensés par des livres.

Les membres du Jury du Prix de la Nouvelle des lycéens lorrains 2016 sont :

  • Alain ABSIRE : écrivain, ancien Président de la Société des Gens de Lettres,
  • Roger BICHELBERGER : agrégé de littérature, écrivain, critique littéraire,
  • Philippe VANSTEENE : proviseur du lycée Jean Moulin de Forbach,
  • Jacqueline DAUXOIS : auteur, membre du Comité d’éthique pour l’Ile-de-France,
  • Cécilia DUTTER : auteur, critique littéraire,
  • Denis HERGOTT : auteur, nouvelliste,
  • Gérald TENENBAUM : auteur, professeur à l’Université de Lorraine,
  • Élise FISCHER : auteur lorrain, journaliste et critique littéraire,
  • Un élève du club littéraire du lycée Jean Moulin de Forbach,
  • Simone HISLER : directrice de la librairie indépendante Hisler-Even.

Les lauréats de ces dernières années sont :

  • 2014 : Mathieu GROFFE, élève de seconde au lycée Hélène-Boucher de Thionville, avec sa nouvelle Le faiseur de nuages.
  • 2015 : Valentine AUBERT élève au lycée la Malgrange de Jarville avec sa nouvelle Apparences.
  • 2016 : Lila DEKIK, élève de première S au lycée Jean Moulin à Forbach, avec sa nouvelle La dernière danse.

Le Prix est subventionné par le Conseil Régional de Lorraine à hauteur de 80 % depuis 2013.

Citations extraites des 17 entretiens réalisés auprès de bibliothécaires et de libraires de la région Lorraine au sujet des prix littéraires lorrains.
Entretiens réalisés par 5 étudiants du DUT Métiers du Livre (IUT Nancy-Charlemagne) dans le cadre de leur projet tutoré.
Clavreul Maureen, Couderchet Maëlle, Dagorn Julia, Peduzzi Audrey, Pezzali Florian.

Librairie Moulin des lettres, Epinal (26/11/16)

« Les prix nationaux, c’est utile. Alors que pour les prix lorrains, non. »

« À part celui des Imaginales, on ne cherche pas à mettre les autres prix lorrains en avant. »

« Je pense que les prix sont plus la reconnaissance d’un travail d’un auteur. Il peut y avoir une retombée au niveau local pour l’auteur qui a reçu le prix dans la presse régionale. »

Librairie Quai des mots, Epinal (26/11/16)

Question : À votre avis, quel est le prix littéraire qui représente le mieux la région Lorraine ?

« Les prix lorrains sont bien plus confidentiels que les nationaux. Bien sûr, il y a quand même des échos dans la presse locale mais pas au-delà. En plus, il y en a pléthore. Alors qu’il y a un éclairage beaucoup plus important sur les prix nationaux. »

« Les prix littéraires mettent le projecteur sur des livres qui ont été a priori désignés comme meilleurs que les autres. Pour nous, c’est un plus financier. On peut en vendre plus. Mais ce n’est pas toujours le cas. Les gens se méfient parfois presque des prix. Pour eux, ce n’est pas toujours un label de qualité. Parfois ça freine même. Il y a des gens qui achètent le Goncourt tous les ans car c’est le Goncourt et ils achètent peut-être peu de livres dans l’année mais il y a celui-ci qui est obligatoire, qu’il soit bien ou non. Les autres prix – le Renaudot, le Femina – ont un impact mais nous, petite librairie de province, on n’en vend pas énormément. A part quelques livres qu’on n’aurait pas vu que l’on aurait laissé passer et une fois qu’il reçoit le prix, on peut le regarder à nouveau à ce moment-là, le remettre en avant. Je pense notamment au prix Renaudot des lycéens qui était passé un petit peu inaperçu, même complètement inaperçu quand il est sorti au mois de février. Mais comme il a obtenu le prix Renaudot des lycéens, on le remet en avant et ça nous incite à le regarder, à le lire. Moi je n’ai pas attendu que le Goncourt soit décerné cette année pour le lire… »

« Je connais le prix Imaginales des lycéens parce qu’on fait partie des Imaginales, mais c’est vrai qu’il a un impact seulement au moment des Imaginales. Peut-être que l’éditeur s’en sert comme plus quand il vend à d’autres libraires en France. Moi, personnellement, dans cette librairie, ça n’a pas un gros impact. La Feuille d’or, un petit peu… Je serais incapable de vous dire qui a eu le prix de la Feuille d’Or cette année. Les Prix Imaginales, oui. Les autres n’ont aucun impact ici. Un petit peu le prix Émile Moselly, c’est arrivé peut-être une fois ou deux… Mais très peu… Le prix Erckmann-Chatrian, oui, car c’est celui qui est vraiment mis en avant au moment du salon du livre de Nancy. Cela a peut-être plus d’impact dans les grandes villes comme Nancy ou Metz, je ne sais pas trop. Nous ici, ce n’est pas ce qu’on nous demande le plus. »

biblio3« Les livres primés, on les met sur les tables de présentation, dans les meilleures ventes. En vitrine, on a fait un petit coin prix. Quand c’est des livres qu’on aime c’est d’autant plus facile de les mettre en avant. Mais je ne peux pas tous les mettre, par manque de place, il y a quand même beaucoup de prix divers (Renaudot, Femina…). Cela fait peut-être une dizaine de prix à mettre en avant. Après, il faut voir si on en a envie, s’ils nous plaisent. Nous, on fonctionne surtout comme ça, c’est par rapport à ce qu’on a envie de partager. »

« Les prix littéraires ont de l’importance pour un certain public. Les gens qui ne vont pas souvent en librairie, qui lisent un peu mais pas trop. Ils peuvent se référer aux prix en se disant : « Si j’en achète peu mais qu’ils sont un peu mieux que les autres, j’achète ça. » Pour les gens qui ont l’habitude d’aller en librairie, qui font leur propre choix par rapport à ce qu’ils ont vu, lu ou entendu, ce n’est pas si important. Cela dépend du lecteur je pense. »

« C’est vrai que les prix littéraires lorrains sont peu mis en avant, ou seulement dans la presse locale, ils sont sans doute dans Vosges Matin et ils en parlent peut-être dans L’Est Républicain. Après, il y a des prix vraiment très très confidentiels, est-ce qu’il faut vraiment en parler plus ? Je ne sais pas… Et puis, il y a déjà beaucoup de prix nationaux… Après, si la presse ne relaie pas, c’est sûr que c’est très très important. Pour n’importe quel livre, qu’ils aient des prix ou non, si on en parle nulle part… »

Bibliothèque multimédia intercommunale, Epinal (26/11/16)

Question : Si je vous dis « prix littéraire lorrain », à quoi ça vous fait penser ? :

« Imaginales et Erckmann-Chatrian »

« Quand la saison des prix est finie, on fait une liste récapitulative des auteurs et on les met en avant sur une table de présentation. »

« Je pense que les prix littéraires permettent de vendre plus de ses livres, et que l’auteur lui-même est content de recevoir un prix. »

Question : Pensez-vous que les prix littéraires (lorrains) méritent davantage de visibilité dans la presse et au niveau des bibliothèques/librairies ? :

« Sans doute. Moi-même qui travaille dans les bibliothèques, je connais très mal les prix lorrains. »

Librairie La Fabrique, Bar-le-Duc (26/11/16)

Question : Si je vous dis « prix littéraire lorrain », à quoi ça vous fait penser ? :

« En Meuse, le prix jean d’Heurs. Et le prix Erckmann-Chatrian, c’est tout. »

Question : À votre avis, quel est le prix littéraire qui représente le mieux la région Lorraine ? :

« Erckmann-Chatrian. »

« Les prix ont tendances à récompenser des auteurs qui marchent déjà. Je suis rarement surpris. En tous cas les nationaux. »

« Je ne valorise aucun prix littéraire. Je me contente de laisser les bandeaux quand il y en a. »

« Normalement c’est quand même une preuve de qualité. Après on adhère ou on n’adhère pas. »

« Ça permet un focus sur un auteur. Un prix agit comme un faisceau médiatique, il met en lumière un auteur. mais c’est aussi une occasion pour les lecteurs de se rassembler, de parler du prix etc, lors des cafés-lecture. »

Bibliothèque Jean Jeukens, Bar-le-Duc (26/11/16)

« On met un peu tous les prix en avant et on achète d’office ceux qui sont nommés pour avoir le primé dès que la remise des prix est passée. La médiathèque promeut aussi les prix lorrains via la page Facebook. Les prix nationaux sont tout le temps sortis de la médiathèque, ils sont très prisés par le public. »

« Un prix permet à l’auteur de rencontrer ses lecteurs. C’est aussi une certaine reconnaissance, quel que soit le prix. De plus, c’est une aide financière. »

Librairie Hisler-Even, Metz (03/12/16)

Question : Pouvez-vous citer un ou plusieurs prix littéraires lorrains ? :

« Prix Erckmann-Chatrian, Prix du livre sur la place, Prix Puhl-Demange »

Question : À votre avis, quel est le prix littéraire qui représente le mieux la région Lorraine ?

« Prix Erckmann-Chatrian »

« Les prix sont toujours une jolie reconnaissance pour les auteurs que ce soit un prix national ou un prix régional. C’est d’abord une question de reconnaissance pour l’auteur et une bonne visibilité! »

« Nous mettons bien entendu en avant tous les prix littéraires même les prix régionaux. Ils sont posés sur les tables, disponibles pour tous les clients. »

« La qualité d’un prix reste subjective. Cependant le fait qu’une assemblée de personnes choisisse un titre laisse penser que l’œuvre a une certaine qualité. »

Question : Pour vous est-ce que les prix littéraires ne sont qu’un moyen de rebooster les ventes ? Est-ce seulement pour des retombés économiques ? :

« J’espère que non!!! J’espère que les prix ont encore une valeur de reconnaissance et surtout une vraie valeur littéraire!!! »

Bibliothèque municipale Verlaine, Metz (03/12/16)

Question : Quelles différences faites-vous entre un prix littéraire lorrain et un prix national ? :

« C’est comme le foot. La 1ère division et la 2ème division. »

« Les prix littéraires lorrains sont utiles à l’industrie culturelle. Après ça ne représente pas forcément une récompense littéraire très intéressant. Ça fait fonctionner le marché de l’édition. »

« Nous ne mettons pas les prix littéraires lorrains en avant, même pas avec le prix Erckmann-Chatrian. Mais les prix nationaux, on les met en avant. De tout façon, on n’a pas à faire beaucoup d’efforts, ils sont demandés. Il n’y a aucune demande. Personne n’a jamais demandé spécifiquement le prix Erckmann-Chatrian, alors les autres encore moins…»

« A priori, il y a de très mauvais livres qui sont récompensés par un prix, et de très bons qui n’ont jamais eu de prix. »

Médiathèque du Sablon, Metz (03/12/16)

« On réalise des fiches où on présente l’auteur avec sont livre primé. On propose un résumé du livre, de quoi parle l’ouvrage, dans quel contexte. »

« Il y a tellement de prix littéraires actuellement qu’on s’y perd, on achète plus forcément un roman parce qu’il y a un petit bandeau dessus « a gagné tel prix ».

« Les prix littéraires peuvent aider certains jeunes auteurs à se faire connaître, mettre en avant des pépites. »

Librairie Le Neuf, Saint-Dié-des-Vosges (10/12/16)

Question : Si je vous dis « prix littéraire lorrain », à quoi ça vous fait penser ? Selon vous, qu’est-ce qu’un prix littéraire lorrain ? :

Au prix Erckmann-Chatrian.

Question : À votre avis, quel est le prix littéraire qui représente le mieux la région Lorraine ? :

« C’est le prix Erckmann-Chatrian. »

« Contrairement à d’autres de mes collègues ou du public, je ne crache pas sur les prix littéraires. Cela permet une chose qui, à mon avis, est essentielle, c’est de populariser les livres d’une manière générale auprès du public. Vous savez, il y a des gens qui achètent une fois par an un livre, c’est le Goncourt, pour Noël. Très longtemps, le prix Erckmann-Chatrian en Lorraine était un prix reconnu, et les éditeurs faisaient l’effort de faire un petit bandeau, d’où l’importance des bandeaux sur les prix. Depuis quelques temps, ils ne le font plus. Donc nous, ça conditionne les ventes. »

« On met les prix nationaux en avant si l’on pense que ce sont des bons prix, que le contenu est important, et puis quand on les a lu, on les pousse. On ne les pousse pas parce que ce sont des prix, on les pousse parce que ce sont des bons livres. Pour la Lorraine, ce sont les mêmes arguments. »

« Dans notre librairie, nous mettons en avant les différents prix Imaginales, car ils sont très bien accueillis et sont reconnus nationalement dans le domaine de la science-fiction. »

« Le prix Goncourt, dans les années 60 à 90, a été à la solde des éditeurs et des membres du jury qui étaient eux-mêmes auteurs d’une maison d’édition. Mais depuis l’arrivée de Bernard Pivot et de Françoise Chandernagor au sein du prix Goncourt, ainsi que de Philippe Claudel, ils sont plus intransigeants. »

« Pour au auteur, l’intérêt de recevoir un prix littéraire est d’être reconnu par ses pairs, et d’être présent sur les tables des librairies. »

« Le prix Erckmann-Chatrian mériterait beaucoup plus de médiatisation et de soutien de la part des critiques littéraires et des journalistes, ainsi que des libraires et bibliothécaires. »

« L’attribution d’un prix littéraire pendant le salon permet de bénéficier d’un impact médiatique et d’un public important pendant ce jour-là. C’est aussi dû à la remise du prix, qui souvent se passe à un moment phare du salon, suivi de ventes. »

Question : Avez-vous noté une hausse de ventes pour un livre primés par un prix lorrain ? Et par un prix national ? :

« Oui. Et oui aussi pour les prix nationaux. »

Médiathèque Victor Hugo, Saint-Dié-des-Vosges (10/12/16)

« Pour moi, un prix est futile finalement. Pour un écrivain, ce n’est pas la première chose qu’il veut. »

Question : Mettez-vous des prix littéraires lorrains en avant ? Ou seulement les prix littéraires reconnus d’un point de vue national ? :

« Pas de prix nationaux, seulement des prix lorrains. »

« Pour un auteur, c’est toujours mieux quand on a son nom à côté d’un prix. »

Question : Pensez-vous que les prix littéraires (lorrains) méritent davantage de visibilité dans la presse et au niveau des bibliothèques/librairies ? :

« Oui en Lorraine, pourquoi pas, mais je ne suis pas sûre qu’à Paris ça ait sa place. »

Librairie L’Autre Rive, Nancy (05/01/17)

Question : Si je vous dis « prix littéraires lorrains », à quoi ça vous fait penser ? Selon vous, qu’est-ce qu’un prix littéraire lorrain ? :

« Au prix Erckmann-Chatrian, au prix de l’académie Stanislas, au prix des libraires de Nancy. »

Question : Mettez-vous des prix littéraires lorrains en avant ? Ou seulement les prix littéraires reconnus d’un point de vue national ? :

« Parfois, mais pas toujours, cela dépend du livre, ce n’est pas parce qu’il a un prix qu’on va le mettre en avant. »

Librairie La Taverne du Livre, Nancy (05/01/17)

Question : Pouvez-vous citer un ou plusieurs prix littéraires lorrains ?

« Erckmann-Chatrian »

Question : À votre avis, quel est le prix littéraire qui représente le mieux la région Lorraine ? :

« Erckmann-Chatrian »

« Pour les livres primés, je fais une vitrine. Et généralement, il y a un bandeau sur les livres. »

Bibliothèque municipale Stanislas, Nancy (05/01/17)

Question : Selon vous, qu’est-ce qu’un prix littéraire lorrain ? :

« C’est une bonne question : qu’est-ce qu’on définit par prix régional? Est-ce qu’on retient le thème ou est-ce qu’on retient l’auteur? Moi, qui suis responsable du fonds lorrain, je ne privilégie pas du tout l’auteur, je privilégie le thème. »

« Vous vous souvenez de tous les prix français ? Il y en a beaucoup trop, on ne peut pas tous les connaître. Avant il y avait quand même des émissions télévisées qui en parlaient… Mais il n’y a plus rien, plus personne n’en parle… Donc si vous ne suivez pas Internet ou les médias, vous ne les connaissez pas. Pour ce qui est des librairies et des bibliothèques, le problème c’est que la promotion ne se fait pas dans l’immédiat. Parfois le livre est sorti longtemps avant d’avoir reçu le prix. Je trouve que c’est bien d’essayer de les mettre quand même en avant. »

Médiathèque de la Manufacture, Nancy, (05/01/17)

« On pourrait sélectionner et signaler plusieurs prix, ça pourrait être une idée de zoom, au moment des prix, comme pour le Livre sur la Place, comme il y a une certaine saisonnalité des prix littéraires. C’est l’occasion de ressortir des documents sur l’histoire du livre, des métiers du livre, des biographies, des livres d’art. Ce serait une piste, une idée. Mais ici, on ne fait rien sur les prix littéraires. »

Question : Comment mettez-vous en avant ces prix littéraires ? (en tête de gondole, affiches, bandeau, table, etc.) :

« Exposition pour Angoulême pour les BD sélectionnées, zoom constant sur les œuvres des scénaristes et dessinateurs, qu’on bloque et propose en lecture sur place. Ceux qui gagnent prix, on met un bandeau, on met en valeur seulement ceux qui ont gagné. On achète les livres sélectionnés pour le livre sur la place, pour anticiper la demande mais c’est tout. »

« Un ouvrage qui a eu un prix on va le regarder de plus près, parce qu’il en sort/existe tellement de romans, c’est incroyable. Il peut y en avoir une cinquantaine par semaine. On regarde de plus près mais on n’achète pas forcément. Par contre certains prix, obligatoirement on va nous les demander. Que ce soit mérité ou pas ce prix, on va l’acheter systématiquement. »

Médiathèque Jules Verne, Vandœuvre-lès-Nancy (20/01/17)

Question : Si je vous dis « prix littéraire lorrain », à quoi ça vous fait penser ? Selon vous, qu’est-ce qu’un prix littéraire lorrain ? :

« Les premiers mots qui viennent sont : Prix Erckmann-Chatrian et Gilles Laporte (président du prix pendant longtemps). Ce sont des prix pour des auteurs qui parlent de la Lorraine ou qui sont eux-mêmes lorrains. »

« Le prix Erckmann-Chatrian est considéré comme le Goncourt lorrain car les primés sont souvent ensuite à nouveau primés nationalement. C’est valorisant pour un lorrain d’être sur les deux sélections, on a tendance à décrier les auteurs de terroir. »

« Les prix littéraires boostent les ventes de certains auteurs. Ça permet aux métiers de l’édition de vivre. Avec ces grands noms (prix) ça permet de faire connaître des petits noms. C’est valorisant. Les prix lorrains, à part Erckmann-Chatrian, sont méconnus et même les gagnants de ces » prix ne sont pas mis en valeur à part dans L’Est Républicain et au Livre sur la Place.

« À chaque saison littéraire, on met les prix littéraires lorrains en avant avec un damier au premier étage de la médiathèque. Une fois par mois, on propose des animations où on présente des livres, et on donne également la liste des primés au public en Novembre. Gilles Laporte est venu pour parler de son prix. Il draine beaucoup de monde à chaque rencontre. On fait venir les prix mais aussi des auteurs qui ont seulement participé. Didier Laurent est venu avant son succès.

Médiathèque Gérard Thirion, Laxou (19/01/17)

Question : Pouvez-vous citer un ou plusieurs prix littéraires lorrains ?

« Non. Si, Erckmann-Chatrian. »

« Au niveau des médiathèques, les gens demandent les prix. Ils pensent que c’est un gage de qualité. C’est pas toujours vrai, ça peut ne pas plaire même en ayant eu un prix. »

« Pour l’auteur primé, ça va l’aider à se faire connaître. Certains ont du mal à percer. Ça peut être un tremplin. »

Question : Pensez-vous que les prix littéraires (lorrains) méritent davantage de visibilité dans la presse et au niveau des bibliothèques/librairies ? :

« Oui. Même s’il y a quand même souvent des rayons régionaux, il y a peu de mise en avant des prix. »

Bibliothèque Le Château, Saint-Max (20/01/17)

Question : Mettez-vous des prix littéraires lorrains en avant ? :

« Non, pas particulièrement. On a certains qu’on acquiert, mais sinon on n’y voit pas d’intérêt. »

« Il y a des livres qui reçoivent des prix qui ne méritent pas, et cela me scandalise. Alors que d’autres livres ne reçoivent pas de prix, alors qu’ils mériteraient d’en recevoir. J’ai plus confiance dans les prix où les jurés sont les lecteurs, et non des professionnels. »